Si la production de chaque éolienne est très variable, la production globale est prévisible et stable :

  • La production agrégée des éoliennes réparties sur plusieurs régions et entre les différents régimes de vent permet un foisonnement qui lisse le profil de production totale. Cet effet est encore accru au niveau européen, grâce à l’interconnexion croissante des réseaux.
  • L’éolien ne doit pas être considéré seul, mais s’intègre à un mix renouvelable plus large (solaire, biomasse, hydroélectricité, géothermie et bientôt énergies marines renouvelables), combinant des sources de production électrique variées et complémentaires, formant un foisonnement entre elles.
  • Du fait de son caractère décentralisé et des trois régimes de vent qui caractérisent notre pays, l’éolien ne nécessite pas de capacités de réserves « de secours » visant à pallier d’éventuels dysfonctionnements, contrairement aux centrales thermiques qui, en cas de panne, privent soudainement le réseau d’une puissance très importante (jusqu’à 1 600 MW).
  • Pour prévoir très précisément la production régionale et nationale et adapter en conséquence les autres moyens de production (hydraulique, centrales thermiques, ...), RTE, le Réseau de Transport et de l’Electricité, a mis en place depuis plusieurs années, le système IPES (Insertion de la production éolienne dans le système).
  • Dans les années à venir, la croissance du taux de pénétration de l’énergie éolienne et des autres énergies renouvelables électriques – 27% en 2020, 40% en 2030 – va être accompagnée par le développement des « smart grids » et de systèmes de stockage qui permettront d’optimiser les flux d’énergie et d’assurer l’équilibre du système électrique.