En janvier 2018, l'association UFC Que choisir a publié le résultat d'une enquête sur les effets sonores d'un parc éolien.

"Face au développement de l’éolien et à des plaintes de riverains invoquant des troubles de santé, les ministères de la Santé et de l’Environnement ont chargé l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) d’une évaluation des risques. L’avis qu’elle vient de publier ne va pas plaire aux anti-éoliens !" lire la suite

Les connaissances actuelles « ne justifient ni de modifier les valeurs d’exposition au bruit existantes, ni d’introduire des limites spécifiques aux infrasons et basses fréquences sonores », conclut l’Anses.

L'UFC-Que choisir est une association à but non lucratif entièrement consacrée à satisfaire les besoins des consommateurs, protèger leurs droits et leurs intérêts par ses campagnes, enquêtes, actions collectives et achats groupés.

De plus, en ce qui concerne l’exposition des riverains aux émissions sonores des éoliennes, rappelons que la réglementation française figure parmi les plus protectrices pour les riverains en termes de nuisances sonores et d’impact sur leur environnement général, du fait de la procédure ICPE.

Depuis 2010, en effet, les éoliennes, y compris celles mises en service avant cette date, sont soumises à la législation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) dont les exigences en termes d’émissions sonores sont très strictes. Cette réglementation fixe des niveaux d’émergences sonores à ne pas dépasser (5 décibels le jour et 3 décibels la nuit). L’application de cette réglementation décrite à l’article 26 de l’arrêté du 26 août 2011, permet de fixer, à l’issue d’une étude acoustique très précise prenant en compte plusieurs paramètres essentiels - la topographie, l’occupation du sol, l’absorption acoustique, l’atténuation atmosphérique, les données météorologiques enregistrées sur le site - une distance minimale par rapport aux premières habitations qui peut être, comme c’est parfois le cas, supérieure à 500 mètres.

Dans tous les cas, cette distance ne peut être inférieure à 500 mètres. De plus, cette réglementation assure une protection des riverains tout au long de l’exploitation de l’installation. En effet, le Préfet peut, à l’issue d’une plainte aboutissant au constat d’une nuisance avérée, prendre des mesures pour obliger l’exploitant du parc éolien à se conformer aux normes applicables, imposer de nouvelles contraintes techniques afin de faire cesser la nuisance constatée, suspendre l’exploitation ou encore sanctionner l’exploitant (amendes, astreintes, fermeture…).

Parmi les pays d’Europe, aucun n’a fixé de règle stricte de distance au-delà de 500 mètres : en Allemagne, les recommandations d’éloignement sont variables d’une région à l’autre ; en Wallonie et au Danemark, la distance est de 4 à 5 fois la hauteur de l’éolienne ; en Espagne, l’éloignement est étudié au cas par cas… La diversité des approches au sein de l’Union européenne, la variabilité des distances qui sont recommandées ou fixées, révèlent l’importance de la prise en compte des caractéristiques de chaque projet et de son environnement, dont l’interaction est étudiée au cas par cas à travers l’étude d’impact, sur laquelle se base le Préfet pour autoriser le projet et l’assortir de règles d’exploitation adaptées.